Le Groenland sera-t-il vraiment « vert » après la perte de sa masse glaciaire?

-Par Xander Wang, Pelin Kinay, Aminur Shah et Quan Dau-

Nombreux sont ceux qui pensent qu’en raison du réchauffement climatique, un mythe de longue date concernant le Groenland pourrait devenir réalité : une terre « verte », comme son nom l’indique, au lieu de la terre blanche couverte de glace qui existe actuellement. Des preuves scientifiques récentes donnent à penser que les couches de glace du Groenland fondent rapidement en raison de la hausse de la température de l’air et du réchauffement des eaux océaniques, ce qui entraîne une élévation du niveau de la mer et menace les zones côtières. Les actions des Nations Unies en faveur du climat visent à limiter le réchauffement de la planète en réduisant les émissions de carbone, ce qui permettrait à terme de réduire la fonte des glaces dans les régions polaires, dont le Groenland. L’avenir potentiel du Groenland, en revanche, est inconnu. La question clé reste la suivante : est-il possible de stabiliser la couverture de glace du Groenland ou deviendra-t-il un continent complètement « vert » à l’avenir si les objectifs de réduction des émissions de carbone fixés par l’Accord de Paris (2015) ne sont pas atteints?

Si les preuves passées de la fonte des calottes glaciaires au Groenland ont été étudiées, la prévision de l’avenir de l’énorme couverture de glace présente également un intérêt significatif pour les scientifiques. L’établissement d’une relation directe entre le recul de la glace et le réchauffement du climat pourrait contribuer à prouver le bien-fondé du schéma « émission de carbone – hausse de la température – fonte des couvertures glaciaires – élévation du niveau de la mer ».

Une étude récente publiée dans Earth’s Future a examiné comment la largeur spatiale de la calotte glaciaire du Groenland pourrait changer dans le contexte du réchauffement climatique, en utilisant un modèle climatique régional pour quantifier les changements futurs de la calotte glaciaire du Groenland couvrant divers scénarios d’émissions.

En raison des piètres performances des modèles climatiques en matière de simulation des précipitations (y compris le modèle PRECIS utilisé dans cette étude), l’équipe n’a abordé ce sujet qu’en utilisant les estimations des températures futures. L’étude a notamment utilisé la notion de climat de calotte glaciaire pour estimer si une zone sera ou non couverte par une calotte glaciaire.

Selon les auteurs, la couverture climatique de la calotte glaciaire du Groenland diminuerait régulièrement tout au long du siècle dans le cadre des deux scénarios RCP8.5 et RCP4.5, ce qui signifie que la superficie spatiale de la calotte glaciaire diminuerait de 15 % (RCP4.5) et de 25 % (RCP8.5) d’ici la fin du siècle. En comparaison, le scénario à faibles émissions (RCP2.6) offre la possibilité de limiter la perte de la couverture de la calotte glaciaire du Groenland à moins de 10 % d’ici le milieu du siècle, aucune perte supplémentaire n’étant prévue par la suite. Bien que diverses variables de surface influent sur l’évolution du processus d’équilibre de la masse de la surface glaciaire du Groenland, les chercheurs ont décidé de recourir aux projections de température uniquement pour étudier s’il est possible de stabiliser la calotteglaciaire du Groenland, étant donné que PRECIS fonctionne raisonnablement bien pour simuler la température de l’air proche de la surface au-dessus du Groenland.

Par rapport à la période de référence 1970-2000, l’étude prévoit la couverture glaciaire future du Groenland pour trois périodes – les années 2020, 2050 et 2080 – selon trois scénarios d’émissions. « Le scénario à faibles émissions RCP2.6 a le potentiel de stabiliser le réchauffement climatique au Groenland après les années 2050 et d’empêcher toute perte supplémentaire de la couverture glaciaire », concluent les auteurs. La glace qui ne couvre que 65,5 % du pays, selon les estimations de la période de référence, pourrait passer à 56 % dans les années 2050, puis à 57 % dans les années 2080, selon un scénario à faibles émissions. Par conséquent, de faibles émissions pourraient potentiellement limiter le réchauffement du Groenland à moins de 1°C au cours des 30 prochaines années et limiter la perte de la
couverture glaciaire à moins de 10 %.

En revanche, la couverture de glace diminuera continuellement tout au long de ce siècle, car le climat local du Groenland est susceptible de se réchauffer continuellement dans le cadre des scénarios d’émissions moyennes et élevées. Le pire pourrait être attendu dans les années 2080 dans le cadre d’un scénario à fortes émissions, avec seulement environ 40 % du pays couvert par des calottes glaciaires.

Les résultats de cette étude sont essentiels pour comprendre les conséquences de divers scénarios d’émissions de carbone sur la stabilisation ou la limitation du réchauffement au Groenland et donc de la perte de couverture de la calotte glaciaire, qui est liée à l’élévation du niveau des mers. Les résultats de l’étude supposent que les scénarios à fortes et moyennes émissions entraîneraient un réchauffement continu au Groenland et donc une perte importante de la calotte glaciaire. Toutefois, le scénario à faibles émissions présente un fort potentiel de réduction du réchauffement climatique local et de la perte de la calotte glaciaire avant les années 2050. Plus particulièrement, en supposant que le scénario à faibles émissions soit respecté, aucun changement significatif n’est prévu après les années 2050.

Ces conclusions sont importantes, non seulement parce qu’elles permettent aux défenseurs du climat d’espérer que la calotte glaciaire du Groenland sera préservée et que les populations côtières seront protégées de l’élévation du niveau de la mer, mais aussi parce qu’elles incitent toutes les nations à prendre des mesures immédiates pour réduire les émissions de carbone. Il est juste de s’attendre à ce que la couche de glace couverte par le climat de la calotte glaciaire reste en place indéfiniment, mais il est difficile de prévoir quand la couche de glace au-delà de la couverture du climat de la calotte glaciaire commencera à fondre et finira par disparaître, soulignent les auteurs.

Cela va de soi que la véritable terre « verte » est à l’horizon si nous ne prenons aucune mesure pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et le réchauffement de la planète, et les plus grandes conséquences sont évidentes. Le Groenland pourrait envier la beauté d’un paysage vert luxuriant, mais le reste du monde souffrira des pires conséquences de l’élévation du niveau de la mer et des inondations côtières.

Les changements dans les nappes glaciaires du Groenland et de l’Antarctique ont un impact sociétal important car ils ont une incidence directe sur le niveau mondial des mers. Lorsque les glaciers et les nappes glaciaires fondent, davantage d’eau pénètre dans l’océan. Heureusement, certaines politiques et actions climatiques sont en place à l’échelle mondiale et locale. Il y a donc lieu d’espérer! Pourtant, il est urgent de prendre des mesures efficaces pour réduire les émissions de carbone afin de ralentir la disparition de la calotte glaciaire du Groenland et de sauver nos communautés côtières de grandes catastrophes.

Nouvelles sur l’article publié suivant : Wang, X., Fenech, A. et Farooque, A. A. (2021). Possibility of stabilizing the Greenland ice sheet. Earth’s Future, 9(7), e2021EF002152. https://agupubs.onlinelibrary.wiley.com/doi/full/10.1029/2021EF002152


-By Xander Wang, Pelin Kinay, Aminur Shah, and Quan Dau-

Many people believe that, due to global warming, a longstanding myth about Greenland might be the reality – a ‘green’ land, resembling its name – ‘Green’, instead of the snowwhite ice-covered land that exists now. Recent scientific evidence suggests the ice sheets in Greenland are melting quickly because of rising air temperature and warm ocean waters, which is causing sea level rise and threatening coastal areas. UN Climate Actions are aimed at limiting global warming by lowering carbon emissions, which would eventually lead to less ice melting in the polar areas, including Greenland. Greenland’s potential future, on the other hand, is unknown. The key question remains: is it possible to stabilize Greenland’s ice cover, or will it be a completely “Green” continent in the future if the Paris Agreement’s (2015) carbon reduction goals are not met?

While past evidence of melting ice sheets in Greenland has been studied, predicting the future of the huge ice cover is also of significant interest to scientists. Establishing a direct relationship between ice retreat and a warming climate could assist prove the ‘carbon emission – rising temperature – melting ice covers – sea level rise’ pathways.

A recent study published in Earth’s Future explored how the spatial breadth of the Greenland ice sheet might change in the context of global warming, using a regional climate model to quantify future changes in the Greenland ice sheet covering various emission scenarios.

Due to the poor performance of climate models in simulating precipitation (including the PRECIS model used in this study), the team only addressed this subject using future temperature estimates. The study, in particular, employed the idea of ice cap climate to estimate whether or not an area will be covered by an ice sheet.

According to the authors, ice cap climatic coverage of Greenland would diminish steadily throughout the century under both RCP8.5 and RCP4.5, meaning that the spatial area of the ice sheet would fall by 15% (RCP4.5) and 25% (RCP8.5) by the end of the century. In comparison, the low-emission scenario (RCP2.6) has the possibility of limiting the loss of Greenland ice sheet coverage to less than 10% by the middle of this century, with no more loss expected after that. Though various surface variables influence the evolution of Greenland’s ice surface mass balance process, the researchers decided to use the temperature projections only to investigate if it is possible to stabilize the Greenland ice sheet given that the PRECIS does perform reasonably well in simulating near-surface air temperature over Greenland.

Compared with the baseline period of 1970-2000, the study projects future ice coverage over Greenland for three periods – 2020s, 2050s, and 2080s under three emission scenarios. “The low-emission scenario of RCP2.6 does have the potential to stabilize the warming climate in Greenland after 2050s and prevent further loss to its ice sheet coverage”, the authors conclude. Ice covering only 65.5% of the country estimated in the baseline period could reduce to 56% in the 2050s and then increase to 57% in the 2080s under a low emission scenario. Hence, low emissions could potentially limit the warming in Greenland below 1°C within the next 30 years and constrain its loss of ice sheet coverage below 10%. 

By contrast, ice coverage will continuously decline throughout this century as the local climate in Greenland is likely to warm up continuously under both medium and high emission scenarios. The worst could be expected in the 2080s under a high-emission scenario, with only around 40% of the country covered by ice caps.

The findings of this study are critical for understanding the consequences of various carbon emission scenarios on stabilizing or limiting warming in Greenland and thus the loss of ice sheet coverage, which is connected to rising sea levels. The results of the study imply that both the high- and medium-emission scenarios would result in ongoing warming in Greenland and thus major ice sheet loss. However, the low-emission scenario has a high potential for reducing local climate warming and ice sheet loss before the 2050s. Most notably, assuming the low-emission scenario is satisfied, no significant changes are projected after the 2050s.

The findings are significant not just for giving climate activists optimism that the Greenland ice sheet will be preserved and coastal populations would be protected from rising sea levels, but also for pressing all nations to take immediate action to decrease carbon emissions. It is fair to expect that the ice sheet covered by the ice cap climate will remain in place indefinitely, but it is difficult to predict when the ice sheet beyond the ice cap climate coverage will begin to melt and eventually disappear, authors highlight. 

It goes without saying that the real ‘Green’ land is on the horizon if we do not take any action to reduce GHG emissions and global warming, and the greatest consequences are obvious. Greenland might envy the beauty of a lush green landscape; however, the rest of the world will suffer from the worst impacts of sea level rise and coastal flooding.

Changes in the Greenland and Antarctic ice sheets have a significant societal impact because they have a direct impact on world sea levels, as glaciers and ice sheets melt, more water enters the ocean. Fortunately, there are some climate policies and actions in place at the global and local scales. So, there is hope! Yet, effective actions are urgently needed to reduce carbon emissions so that we can slow down the disappearance of the ice sheet over Greenland and save our coastal communities from big disasters.

News on the following published article:

Wang, X., Fenech, A., & Farooque, A. A. (2021). Possibility of stabilizing the Greenland ice sheet. Earth’s Future, 9(7), e2021EF002152. https://agupubs.onlinelibrary.wiley.com/doi/full/10.1029/2021EF002152


Dr. Xander Wang is an Associate Professor in the School of Climate Change and Adaptation at the University of Prince Edward Island (UPEI). He is also the Director of Climate Smart Lab in the Canadian Centre for Climate Change and Adaptation. Dr. Wang has been recently elected as a member of the Royal Society of Canada (RSC) College of New Scholars. Dr. Wang has served as the Associate Dean (Interim) in the School of Climate Change and Adaptation and is a core member leading the development of the Canadian Centre for Climate Change and Adaptation at UPEI, which is a world-leading research and teaching cluster in climate change impacts and adaptation. Before joining UPEI, Dr. Wang worked as an Assistant Professor in the School of Geosciences at the University of Louisiana at Lafayette, US.

Dr. Pelin Kinay is a postdoctoral fellow of the Climate Smart Lab in the Canadian Centre for Climate Change and Adaptation at UPEI. Her research interest focuses on climate change adaptation and its associated impacts on human health, as well as the natural and human-caused variables that influence climate change.

Dr. Aminur Shah is a postdoctoral fellow of the Climate Smart Lab in the Canadian Centre for Climate Change and Adaptation at UPEI. His research interest focuses on vulnerability and risk assessment of social-ecological systems to natural hazards, sustainable flood risk management, sustainability assessment, climate change impacts and adaptation, community risk reduction, and nature-based solutions.

Dr. Quan Dau is a postdoctoral fellow of the Climate Smart Lab in the Canadian Centre for Climate Change and Adaptation at UPEI. His research interest focuses on water science and global climate change, including but not limited to, hydrological cycle, water resources planning and management, remote sensing, artificial intelligence, climate change adaptation, irrigation water management, socio-economic projection, and reservoir operating management.

 

Surveillance du changement climatique avec le soutien des communautés locales dans les Territoires du Nord-Ouest

– Par Andy Vicente-Luis, Emma Riley, Elyn Humphreys, Philip Marsh, William Quinton, Oliver Sonnentag –

Les régions arctiques-boréales se réchauffent rapidement, avec des hausses des températures de l’air en surface plus de deux fois supérieures à la moyenne mondiale (Meredith et coll., 2019). Ce réchauffement entraîne des effets en cascade sur les écosystèmes arctiques, notamment la perte de la couverture neigeuse saisonnière (Derksen & Brown, 2012), la fonte des glaciers et des calottes glaciaires (Noël et coll., 2018; Onarheim et coll., 2018), la modification des régimes hydrologiques (Beel et coll., 2021), les changements dans la dynamique de la végétation (Kolk et coll., 2016) et le dégel du pergélisol (Jorgenson et coll., 2006; Schuur et coll., 2008). Le pergélisol dans les paysages arctiques (McGuire et coll., 2009; Tarnocai et coll., 2009) et boréaux du Canada (Walker et coll., 2019; Moore et coll., 2003) constitue l’une des plus grandes réserves de carbone organique du sol au monde. Une fois dégelé, le carbone organique du sol précédemment gelé devient disponible pour la décomposition, libérant dans l’atmosphère des gaz à effet de serre puissants tels que le dioxyde de carbone et le méthane (Schuur et al., 2015).

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Prévisions saisonnières de l’hiver arctique 2020-2021: Température et Précipitations

– Par des contribueurs de l’Environnement et Changement climatique Canada, l’Université du Québec à Montréal, l’Institut de l’Arctique et de l’Antarctique, l’Institut météorologique norvégien, l’Institut météorologique finlandais, l’Organisation météorologique mondiale, , le Centre de prévision du climat de l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique, et le Centre de recherche international de l’arctique. –

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Déclaration de consensus du Forum sur le climat de l’Arctique (suite)

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Prévisions saisonnières de l’hiver arctique 2020-2021: Glace de mer

– Par des contribueurs de l’Environnement et Changement climatique Canada, l’Université du Québec à Montréal, l’Institut de l’Arctique et de l’Antarctique, l’Institut météorologique norvégien, l’Institut météorologique finlandais, l’Organisation météorologique mondiale, , le Centre de prévision du climat de l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique, et le Centre de recherche international de l’arctique. –

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Déclaration de consensus du Forum sur le climat de l’Arctique

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En mémoire de Louis Fortier 2020

C’est avec une immense tristesse que nous annonçons le décès du Dr Louis Fortier à Québec, le 4 octobre dernier à l’âge de 66 ans, à la suite d’un courageux combat contre la leucémie. Il était le fils de Pierre Fortier (1923-2012) et de Louise Roy (1925-1989).

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Perspectives climatiques saisonnières d’été pour les températures et la précipitation dans l’Arctique 2020

– Par des contributeurs d’Environnement et Changement climatique Canada, the Arctic and Antarctic Research Institute, the Hydrometeorological Centre of Russia, The Norwegian Meteorological Institute, Finnish Meteorological Institute, World Meteorological Organization, Climate Prediction Center, et National Oceanic and Atmospheric Administration –

CONTEXTE

Le rythme d’augmentation des températures dans l’Arctique est plus de deux fois supérieur à la moyenne mondiale. Depuis les quatre dernières années (2016 à 2019), les températures annuelles de l’air à la surface dans l’Arctique (60°–85°N) ont été les plus chaudes de la série chronologique d’observations pour la période de 1936 à 2019.

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Prévisions saisonnières estivales 2020 de la glace de mer arctique

– Par des contributeurs de l’Environnement et Changement climatique Canada, l’Université du Québec at Montréal, l’Institut de l’Arctique et l’Antarctique, le Centre hydrométéorologique de Russie, l’Institut météorologique norvégien, l’Institut météorologique finlandais, l’Organisation météorologique mondiale, le Centre de prévision du climat, et l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique –

Déclaration de consensus du Forum sur le climat de l’Arctique (suite)

Faits saillants

L’état des glaces inférieur à la normale à près de la normale pendant l’hiver 2019-2020 partout en Arctique est le résultat, entre autres, de températures de l’air en surface supérieures à la normale au-dessus de l’Eurasie et de l’océan Arctique.

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Man on research vessel directing machinery overhead

L’infrastructure modulaire de recherche océanique :
une stratégie polyvalente, adaptable et abordable
d’étude de la mer au Canada et dans le monde

– Par Doug Wallace (directeur scientifique, MEOPAR) et Doug Bancroft (président et PDG, Canadian Scientific Submersible Facility)–

Les navires de recherche restent une infrastructure essentielle sous-tendant de nombreux types d’études liées à l’océan. Les robots et les véhicules autonomes servent de plus en plus de mode de surveillance et appuient parfois la recherche axée sur les processus lorsque les capteurs adéquats existent. Cependant, il survient un nombre croissant de questions liées aux ressources océaniques et des fonds marins, ainsi qu’aux processus physiques, chimiques, biologiques et atmosphériques complexes, à la base des changements climatiques et de la biodiversité.

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aerial view of tundra snow cover with some trees

L’observation de la neige à partir du ciel : avancées dans la cartographie de la neige de la toundra à l’aide de drones

– Par Branden Walker et Philip Marsh, Cold Regions Research Centre, Université Wilfrid Laurier, Waterloo, Ontario –

La neige n’est pas uniformément répartie sur la toundra arctique. Les vents forts de l’hiver et la végétation basse facilitent l’érosion, le transport et le dépôt de la neige partout sur cette étendue ouverte, et ainsi entraînent une répartition inégale de l’épaisseur, de la densité et de l’équivalent en eau de la neige. Il est de la plus haute importance de comprendre la répartition de la neige dans ce milieu, car les quantités hivernales de neige dans ces régions nordiques couvrent souvent le sol durant 8 à 9 mois, représentent plus de la moitié des précipitations annuelles et s’avèrent le facteur dominant du système hydrologique.

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