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Surveillance du changement climatique avec le soutien des communautés locales dans les Territoires du Nord-Ouest

– Par Andy Vicente-Luis, Emma Riley, Elyn Humphreys, Philip Marsh, William Quinton, Oliver Sonnentag –

Les régions arctiques-boréales se réchauffent rapidement, avec des hausses des températures de l’air en surface plus de deux fois supérieures à la moyenne mondiale (Meredith et coll., 2019). Ce réchauffement entraîne des effets en cascade sur les écosystèmes arctiques, notamment la perte de la couverture neigeuse saisonnière (Derksen & Brown, 2012), la fonte des glaciers et des calottes glaciaires (Noël et coll., 2018; Onarheim et coll., 2018), la modification des régimes hydrologiques (Beel et coll., 2021), les changements dans la dynamique de la végétation (Kolk et coll., 2016) et le dégel du pergélisol (Jorgenson et coll., 2006; Schuur et coll., 2008). Le pergélisol dans les paysages arctiques (McGuire et coll., 2009; Tarnocai et coll., 2009) et boréaux du Canada (Walker et coll., 2019; Moore et coll., 2003) constitue l’une des plus grandes réserves de carbone organique du sol au monde. Une fois dégelé, le carbone organique du sol précédemment gelé devient disponible pour la décomposition, libérant dans l’atmosphère des gaz à effet de serre puissants tels que le dioxyde de carbone et le méthane (Schuur et al., 2015). La plupart des modèles climatiques ne tiennent pas compte des émissions de gaz à effet de serre potentiellement libérées dans l’atmosphère par le dégel du pergélisol, omettant ainsi une grande partie du cycle mondial du carbone. En raison de la variabilité des échanges de gaz à effet de serre dans la région arctique-boréale canadienne, on ne sait toujours pas si ces vastes paysages renforceront ou atténueront les effets du changement climatique à l’avenir (Schuur et coll., 2015).

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